HIRSLANDEN

Le sport, bon de la tête aux pieds

Que se passe-t-il dans notre corps lorsque nous faisons un effort physique? Les docteurs Vincent Chollet et Stéphane Borloz, spécialistes en médecine physique et réadaptation, nous aident à y voir plus clair.

Texte: Mélanie Blanc – Photo: Adobe Stock

Le cerveau

L’effort physique augmente l’activité cardiaque et donc le débit sanguin. Il entraîne aussi une diminution du taux de cholestérol et du risque d’hypertension artérielle. Les dégâts dans les petits vaisseaux des différents organes, dont le cerveau, sont ainsi atténués. La limitation de ces microlésions, couplée à l’augmentation de l’activité cérébrale grâce au sport, entraîne une diminution du risque de démence. Sans oublier que pendant l’activité physique, le cerveau sécrète de l’endorphine, une hormone bénéfique pour l’humeur sur le long terme (mais qui peut également entraîner une dépendance à l’effort!).

Les muscles

«La fonction crée l’organe»: si on utilise un muscle, il se développe! Au fil de l’entraînement sportif, il va ainsi grossir, mais surtout mieux fonctionner. Dans un premier temps, l’activité physique «détruit» le muscle en créant des microlésions qui entraînent des microinflammations. Le temps de repos suite à l’effort est alors primordial; c’est lui qui permet au muscle de se reconstruire et de se renforcer. La progressivité de l’entraînement est également essentielle: si la stimulation du muscle est trop forte, des douleurs se font ressentir, témoignant d’une tendinopathie ou d’une lésion musculaire. Un repos sportif prolongé, néfaste à la progression, est alors nécessaire.

Le métabolisme

Afin de fonctionner, les muscles ont besoin d’énergie. Celle-ci provient des lipides et des glucides, présents en quantité suffisante dans le corps pour pratiquer une activité physique d’intensité modérée sans avoir besoin d’un apport énergétique supplémentaire. En faisant du sport, on augmente par ailleurs sa sensibilité à l’insuline, une hormone sécrétée pour faire « entrer» le sucre dans les cellules. Le sport contribue ainsi à diminuer le risque de diabète de type 2. La pratique d’une activité physique peut également ermettre aux personnes atteintes de diabète de type 1 de diminuer la dose d’insuline qu’elles doivent s’injecter, en augmentant son efficacité.

Le cœur

Quand le corps est en activité, le sang doit apporter davantage d’oxygène en périphérie et éliminer les déchets produits par les muscles, comme le CO2 ou l’acide lactique. Afin de gagner en efficacité, la taille des cavités et l’épaisseur de la paroi du cœur des sportifs augmentent, ce qui lui permet de chasser plus de sang à chaque battement. C’est pourquoi les pulsations cardiaques des sportifs ont tendance à être plus basses au repos et pour un effort donné que celles des personnes sédentaires ; cela explique aussi le fait que l’effort ressenti par les sportifs est moindre. L’entraînement agit en outre sur tous les facteurs de risque cardiovasculaire non héréditaires. Il permet de diminuer la sédentarité, de faire baisser la tension artérielle, le risque de diabète de type 2 et le mauvais cholestérol.

Les os

La densité osseuse s’acquiert au cours des vingt premières années de la vie. Reste ensuite à maintenir ce capital osseux le plus longtemps possible ! L’activité physique permet de freiner la perte inexorable de ce capital. En faisant du sport, on impose en effet des impacts répétés au corps, entraînant des microlésions des travées osseuses. De la même façon que les muscles, les os des sportifs se reconstruisent et se renforcent afin de résister à des impacts plus importants.

Le côlon

Faire du sport augmente le péristaltisme intestinal (les contractions musculaires permettant la progression de contenu de l’intestin). Une personne active a ainsi tendance à être moins constipée qu’une personne sédentaire. L’augmentation de la vitesse de transit a l’avantage de diminuer le temps d’exposition du côlon aux éventuelles substances alimentaires cancérigènes. Des études ont ainsi montré une réduction du risque de cancer du côlon jusqu’à 50% chez les individus pratiquant régulièrement une activité sportive.

Retrouvez ici la version intégrale de cet article paru dans le magazine Cliniquement Vôtre que nous réalisons pour le compte de Hirslanden cliniques Bois-Cerf et Cecil. 


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